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Pierre Germain

Andersen fait le point sur ses premiers mois à Lyon


Recruté pour 24 millions à la Sampdoria par l’OL cet été, Joachim Andersen est revenu sur ses premiers mois au sein de l’équipe rhodanienne dans une interview donnée au quotidien l’Équipe.

Morceaux choisis.


Sur les difficultés rencontrées : Quand vous débarquez dans un nouvel environnement, c’est difficile. Tout le monde veut nous voir au top mais ce n’est pas possible. Il y a une période d’adaptation. J’ai eu, en plus, un problème de ligament à un genou qui m’a mis sur la touche deux mois. Ensuite, j’ai forcé un peu les choses et j’ai finalement peu joué en présaison. Après avoir aligné 5 ou 6 matches, je me sens bien maintenant.

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Je n’étais pas à 100 % physiquement. J’ai toujours eu confiance en moi mais le jeu, la relance, c’est global. L’équipe ne bougeait pas bien. Je pouvais certainement faire mieux mais on doit prendre son temps pour connaître ses équipiers, leur style. Nous n’avions pas, non plus, une bonne organisation lors des premiers matches. J’ai même été surpris qu’on gagne les deux premiers. On ne jouait pas bien et ce n’est pas facile pour les individus de performer quand l’équipe ne va pas.

Concernant le choc contre l’OM : Les joueurs m’ont dit que le stade était superbe. Et que les fans ne s’aiment pas, c’est ça ? Mais je le vois comme un autre match à gagner. C’est tout. Je sentirai peut-être une autre atmosphère dimanche soir. On reste sur trois victoires. On joue mieux mais on doit être plus réguliers. On réussit des mi-temps, pas des matches en entier. Nous ne sommes pas encore au top. Et le meilleur moyen de s’améliorer, le meilleur médicament, c’est de gagner.

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À propos des différences entre les championnats : Aux Pays-Bas, il y avait beaucoup de possessions, de joueurs techniques et ça m’a aidé au départ. Je suis allé ensuite en Italie pour la tactique. Il y a une structure de jeu précise. Dans mon développement de défenseur, c’était parfait. J’ai beaucoup appris de Marco Giampaolo  qui est allé à Milan. En France, il y a beaucoup de joueurs costauds, rapides. Ça me rappelle un peu les Pays-Bas avec beaucoup de contre-attaques.

En Italie, on a plus de temps. Quand on a la balle, c’est plus simple mais ça explose ensuite d’un coup. En France, tu dois être prêt tout le temps.Ici, il y a beaucoup de un contre un et ça, c’est plus difficile. En Italie, on est toujours deux contre un, les joueurs t’aident. Ici, si ça passe au milieu, le boulot est fini devant, c’est à moi de jouer. En Italie, le gars du milieu va sprinter pour te prêter main-forte.