📽 Les meilleurs étrangers de Ligue 1 : Juninho

Onefootball Nicolas Basse

Chaque semaine, Onefootball vous propose de (re)découvrir un grand joueur étranger passé en Ligue 1. Pour commencer cette rubrique, le Lyonnais Juninho Pernambucano.

Avant Lyon

Avant de débarquer à L’Olympique Lyonnais, où il a connu les heures les plus glorieuses de sa carrière, Antônio Augusto Ribeiro Reis Junior, dit Juninho Pernambucano, dit Juninho, a fait ses classes au Brésil. 2 ans en tant que professionnel dans son club formateur Sport do Recife, avant de partir pour Vasco de Gama, où il évolue pendant 6 saisons.

Un club qu’il quittera sur un conflit extra-sportif, ce qui permettra à l’OL de réaliser le plus joli transfert de son histoire, puisque le joueur débarque libre de tout contrat à Lyon en 2001, après un an à cirer le banc au Brésil. Grâce à l’argumentaire commun de Bernard Lacombe et Sonny Anderson, « Juni », aussi convoité par le Barca, est convaincu par le projet des Gones et signe à l’OL.

Ses années Ligue 1

Au sein de l’Olympique Lyonnais, le Brésilien va devenir match après match un taulier de l’effectif et s’affirmer au fil des saisons comme une des légendes les plus emblématiques du club, résistant aux appels du pied des plus grandes écuries européennes en restant fidèle à son club de coeur. « J’ai voulu marquer l’histoire de l’OL. Et Lyon a marqué ma vie » résume le joueur.

Il fait ses grands débuts à Gerland le 20 octobre 2001. Le point de départ parfait d’une belle histoire d’amour, puisque le joueur permet à Lyon de glâner le point du nul en marquant le coup-franc égalisateur à la 82e face à Sochaux. Sa première saison est  synonyme de succès, l’OL décrochant son premier titre de champion au terme de l’exercice 2001-2002.

La suite de sa carrière en France coïncide avec les heures les plus glorieuses de l’histoire de l’OL, qui va connaître une ère de suprématie sur l’Hexagone en remportant avec lui 7 titres de champion de France consécutifs. S’affirmant comme un leader de l’équipe au fil des saisons, il forme avec Diarra et Essien un trident redoutable dans l’entrejeu lyonnais.

Seul point noir de l’idylle lyonnaise, l’incapacité à dépasser le cap des quarts de finale sur la scène européenne, avec trois éliminations à ce stade entre 2004 et 2006, au paroxysme de la domination lyonnaise sur le championnat de France, dont il est élu meilleur joueur en 2006. Bilan complet des années lyonnaises : 344 matchs, 100 buts, 11 titres. Patron.

Sa particularité ?

Milieu offensif de talent à la vista fantastique, rapide, doué techniquement et travailleur pour l’équipe, Juninho était un joueur complet. Son point fort était indéniablement son adresse sur coups de pied arrêtés, véritable arme fatale du Brésilien, qui a trompé quelques illustres gardiens dans cet exercice (Kahn, Valdés, Casillas ou encore Barthez)

Pour le plaisir, l’intégrale des missiles mis en orbite par le joueur au cours de sa carrière avec les Gones. Avec Lyon, il a inscrit la bagatelle de 44 coup-francs en 7 saisons.

Et après ? 

Parti de Lyon en 2009, il s’en va à l’époque, à 34 ans, engranger quelques liquidités au Qata, à Al-Gharafa, avant de finir sa carrière de joueur à Vasco de Gama en 2013, après une parenthèse d’une saison au New-York Red Bulls. À 44 ans, il pourrait à l’avenir revenir à Lyon, où un poste de directeur sportif pourrait lui être proposé.

C’est en tout cas le souhait de Jean-Michel Aulas, confiant quant à un retour, après des adieux sportifs réussis il y a 9 ans, avec un parcours conclu en beauté sur un centième but inscrit le 24 mai 2009 pour sa dernière avec le maillot lyonnais : « Les choses avancent avec Juninho, on discute toujours. A un moment ou à un autre, il va revenir. Il est intéressé. Tout est possible ».