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Lucas Hybord

Rapinoe absente au BO… un pas en arrière pour le foot féminin ?


Megan Rapinoe a succédé ce lundi à Ada Hegerberg. Elle est la deuxième Ballon d’Or du football féminin de l’histoire.

Le trophée, créé en 2018, a connu un petit (pardon, gros) couac dès ses débuts avec la question stupide de Martin Solveig à la joueuse norvégienne. « Tu sais twerker ? », n’est effectivement pas la meilleure façon de faire du buzz pour le premier Ballon d’Or décerné à une femme dans l’histoire.

Megan Rapinoe, absente pour « raisons personnelles » lundi au Théâtre du Châtelet, n’aide pas beaucoup plus sa cause. Elle qui défend corps et âmes le football pratiqué par les femmes depuis toujours, qui lutte pour les droits LGBT et l’égalité homme-femme, aurait pu, dû se déplacer à Paris pour ce trophée. Elle était présente pour le trophée The Best, organisé par la FIFA le 23 septembre dernier à Milan.

Qu’on se le dise, l’absence lundi de Mané et Ronaldo, que l’on dit vexés de leur classement, n’est pas plus honorable. Mais ils n’ont pas gagné, eux. Si les performances de Rapinoe ont été incroyables, Bronze, Morgan, Hegerberg (absente au mondial) ou encore Lavelle auraient pu espérer remporter le trophée.

L’aura de Rapinoe, sur, et beaucoup en dehors des terrains, a évidemment joué en sa faveur. Elle est une icône du football mondial, féminin comme masculin. Raison de plus pour elle d’être présente et donner plus d’aura à ce titre. En ne prenant pas la peine de venir, elle dévalue ce jeune trophée lancé par France Football, qui va pourtant dans le sens de l’histoire.

On aurait aimé la voir au Théâtre du Châtelet défendre ses positions comme elle l’avait brillamment fait lors de la remise du trophée The Best en septembre. Son absence donne l’impression que ce titre et le football pratiqué par les femmes ne sont pas importants. Une erreur dommageable.